Comité du 27 avril
du comité de réflexion pour la création d’un regroupement arts et culture
dans Rosemont-Petite-Patrie
tenue à Montréal, au 5365, 1ère avenue, à 19h00
Étaient présentes les personnes suivantes : Yvon Agnant, André Dagenais, Jean-Robert Denis, Pierre Labbé, F X Liagre, Jean Régnier, Julie Turconi, Marie-France Verdi.
But de la réunion
Le but de la réunion est de jeter les bases d’un document de travail en vue d’une future rencontre avec le maire d’arrondissement, André Lavallée et le conseiller qui s’occupe de la culture Gilles Grondin, qui pourrait avoir lieu en juin 2006.
Rappel des éléments vus lors de la rencontre du 13 avril 2006 :
- Lecture d’un texte déposé par Jean Régnier qui synthétise les propos de la rencontre du 13 avril 2006 ainsi qu’un ensemble de réflexions lors d’une rencontre préparatoire André Dagenais et lui, le 23 avril 2006.
- Un point ressort clairement : le manque de visibilité de la pratique artistique et culturelle.
Les outils que possède l’arrondissement en arts et culture
Présentation par Jean Régnier d’une liste de différentes questions qui regroupent les préoccupations des artistes et des praticiens culturels soulevées lors de la réunion du 13 avril. Parmi ces questions, on échange sur celle-ci : quels sont les outils que possède l’arrondissement dans le domaine des arts et de la culture? On parle ici :
- d’outils de communication (pour la promotion des activités et des artistes);
- d’outils financiers pour soutenir la création;
- de ressources humaines de l’administration de l’arrondissement pour faciliter les arts et la culture;
- de ressources immobilières pour stimuler la création et la diffusion.
Marie-France Verdi soulève le fait que l’administration de l’arrondissement (les fonctionnaires et le politique) ne connaît pas les besoins du milieu culturel. Yvon Agnant souligne le fait qu’il est impératif de rencontrer André Lavallée, comme nous en avons convenu lors de la rencontre du 13 avril; Jean Régnier ajoute qu’il serait important d’avoir une pensée solidaire qui s’exprimera à travers une prise de parole publique par un regroupement (même informel). On s’entend sur le fait qu’il n’est pas nécessaire, pour le moment, de constituer ce regroupement en entité juridique.
Jean Régnier rappelle que le budget récurrent de l’arrondissement alloué aux organismes artistiques et culturels était de 5,000$ l’an dernier; cette information provient du directeur de la Division Culture, sports, loisirs et développement social de l’arrondissement Richard Tessier. En matière d’arts et de culture, les préoccupations et les investissements de l’administration ont jusqu’ici été principalement du côté du loisir culturel et de la maison de la culture.
Dénomination
Pour identifier ce regroupement, il est proposé la dénomination suivante : Regroupement arts et culture Rosemont Petite-Patrie ; cette dénomination sera proposée lors de la prochaine réunion élargie.
Mission
Jean Régnier propose que le regroupement ait un énoncé de mission. Le regroupement serait un groupe de pression qui aurait comme principal mandat la représentation politique. Le regroupement ferait ainsi du lobby, un peu comme le fait Culture Montréal mais au niveau de l’arrondissement et qui favoriserait le développement des arts et de la culture dans l’arrondissement. Jean Régnier proposera un énoncé de mission qui s’inspirera de celui de Culture Montréal. Ce pourrait être un énoncé de ce type : Regrouper des personnes œuvrant dans le domaine des arts et de la culture dans Rosemont Petite-Patrie afin de favoriser le développement culturel dans l’arrondissement.
Visibilité et promotion
On propose également d’envoyer un communiqué qui permettrait de contacter plus d’artistes et d’augmenter le nombre des participants au regroupement. On soulève aussi le fait qu’il y ait un manque de visibilité de la pratique professionnelle en arts et culture dans le journal de Rosemont.
On souligne qu’avoir des outils pour faire simplement la promotion des activités artistiques et culturelles des personnes et organismes présentes dans l’arrondissement serait un apport positif pour les praticiens et la population.
Selon Julie Turconi, un moyen de communication qui nous aiderait beaucoup à faire connaître la pratique artistique et culturelle dans l’arrondissement serait de créer un site Internet où on retrouverait; cette proposition qui rassemble l’unanimité des personnes présentes.
Yvon Agnant est d’avis qu’il est important d’avoir un projet qui nous permettrait d’aller voir l’administration de l’arrondissement avec du concret. L’idée de développer un « projet » est mise de côté, au profit de la rédaction d’un texte qui servira de base de discussion avec les autorités politiques de l’arrondissement. Selon Pierre Labbé, on doit développer une vision globale des perspectives de développement en arts et culture et s’employer à être un groupe de pression. On se rallie à cette intervention.
Soutien à la pratique artistique « légère »
Discussion sur le point no 4 de la liste de questions incluses dans le document déposé par Jean Régnier : Comment aider l’art léger? Par art léger, il est entendu une pratique qui nécessite peu d’infrastructure pour la soutenir, donc qui engage peu de frais si ce n’est les cachets aux artistes. Exemples : le conte, la chanson, certains arts visuels. Certaines propositions sont amenées :
- Inclure des informations sur la pratique artistique et les événements culturels dans la publicité institutionnelle de l’arrondissement et de la Ville centre, par exemple dans les répertoires saisonniers des activités publiés par l’arrondissement.
- Mieux faire connaître les événements culturels et artistiques par une visibilité avec les colonne Morris.
- Créer des lieux de diffusion, de création et de production accessibles aux artistes
Connaître et utiliser les ressources existantes
Les ressources qui existent déjà peuvent être utilisées pour mieux se faire connaître. Par exemple, il existe un service centralisé à la Ville de Montréal qui permet de distribuer les affiches, dépliants, feuillets dans plusieurs édifices gérés par la Ville. Cependant, les outils existants sont souvent mal adaptés aux besoins des créateurs. La Ville pourrait être un partenaire plus actif dans la vie artistique et culturelle.
Comité de travail sur la culture
Jean Régnier informe les personnes présentes que le conseiller Gilles Grondin a mis sur pied un comité de travail sur la culture, et qui serait constitué de lui-même; de Mario Fortin, du Cinéma Beaubien; de Sandra O’Connor, du Regroupement québécois de la danse; de Marie-France Verdi de Côté Cour Côté Jardin; de Jean Régnier du Groupe des 33. Ce comité aurait pour mandat de réfléchir et de faire des propositions au niveau politique sur le type de maison de la culture dont l’arrondissement pourrait se doter. Il pourrait aussi éventuellement réfléchir sur la rédaction d’un Plan d’action en matière de culture. Les personnes présentes accueillent favorablement cette information.
« Danger! » de travailler pour les fonctionnaires
Marie-France Verdi souligne qu’il est important de s’impliquer dans l’arrondissement mais qu’il y a le danger d’accomplir des tâches que les fonctionnaires de l’arrondissement devraient normalement remplir. On travaille ainsi bénévolement pour remplir des responsabilités de fonctionnaires qui sont très bien payés. Elle souligne le fait que les fonctionnaires de la Division Culture, Sports, Loisirs et Développement social ne connaissent rien à la pratique artistique terrain. Là-dessus, Jean Régnier propose que l’on invite au moins une personne travaillant à cette Division pour la rencontre prévue avec les élus en juin et que l’on verbalise la problématique que Marie-France Verdi soulève.
Conclusion de la soirée et mandats
- Jean Régnier rédigera et diffusera un communiqué qui permette de contacter le plus d’artistes et de praticiens culturels pour la prochaine réunion élargie du Regroupement et qui pourrait être diffusé par le Journal de Rosemont. D’autres médias seront sollicités (Le Devoir, La Presse etc). La prochaine réunion se tiendra le 15 ou le 17 mai, à 19h00. Il informera les personnes impliquées dans le Regroupement le plus tôt possible.
- Jean Régnier est mandaté pour organiser une rencontre entre le Regroupement et André Lavallée, maire de l’arrondissement et Gilles Grondin, conseiller du Vieux-Rosemont et responsable des dossiers culturels. La rencontre aurait idéalement lieu en juin, en soirée.
- On propose de tenir cette réunion aux productions Drôle de Monde, si leur espace, La Risée, est disponible à la date choisie.
- André Dagenais et Jean Régnier sont en charge d’écrire un résumé de la démarche entreprise jusqu’ici et Yvon Agnant rédigera une proposition de déclaration d’engagement.

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