Friday, December 08, 2006

Procès-verbal réunion du 25 octobre 2006

PROCÈS VERBAL

Regroupement arts et culture Rosemont - Petite-Patrie

Rencontre avec le maire André Lavalée et le conseiller Gilles Grondin

Le 25 octobre 2006, au 5350, rue Lafond, Montréal, Suite R-210, à 19h00

Présences :

Yvon Agnant (Foire Haïtienne de Montréal), Mélanie Delorme (Les Productions Drôle de Monde), Anne Maude Fleury (Les Productions Drôle de Monde), Geneviève Fontaine (Théâtre Jougauche), Lucie Gravel (Librairie Paulines), Pierre Labbé (Sacré Tympan), Liliane Lafrance (arts textiles), Denys Lefebvre (Teron Mortaise), FX Liagre (Productions Cormoran), Paul Litherland (arts visuels), Annie Ranger (Théâtre INK), Jean Régnier (Le Groupe des 33 et Scène Ouverte), Danielle Sabourin (consultante), Louise-Véronique Sicotte (auteure et comédienne), Marie-Hélène da Silva (Le Moulin à Musique), Karen Trask (arts visuels), Julie Turconi (Productions Cormoran), Marie-France Verdi (Côté Cour Côté Jardin). Sont également présents : André Lavallée (maire de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal), Gilles Grondin (conseiller municipal du district Vieux-Rosemont et responsable des dossiers culturels) , Karine Morier (attachée politique du maire de l’arrondissement).

-Début de la réunion : 19h35.

-Date de la prochaine rencontre : 7 décembre 2006 à 19h00.

1) Début de la rencontre :

-Présentation en rafale des personnes présentes, membres ou non-membres du Regroupement arts et culture Rosemont Petite-Patrie.

-Présentation de Gilles Grondin, conseiller municipal du district Vieux-Rosemont et responsable des dossiers culturels.

-Monsieur Grondin nous fait état de l’existence de diverses commissions mises sur pied par la ville centre, dont celle du Développement culturel et qualité du milieu de vie, qui traite des dossiers culturels, où il siège.

· -Premier constat, pour ce qui est de Rosemont – La Petite-Patrie, le réseau des bibliothèques est désuet et mérite une attention particulière afin de recevoir des investissements majeurs, voire la construction d’une nouvelle infrastructure.

· -Le prochain sujet abordé par la Commission sera celui des résidences d’artistes[1].

· -Ces commissions sont publiques et permettent aux citoyens de prendre position et d’exprimer leurs besoins.

-Arrivée d’André Lavallée à 19h50.

-Début officiel de la rencontre.

2) Lecture et adoption de l’ordre du jour :

-L’ordre du jour est adopté – tel que proposé – à l’unanimité.

3) Nominations de la présidence et du secrétariat :

-Marie-France Verdi propose Jean Régnier comme président d’assemblée.

-Proposition adoptée à l’unanimité.

-Jean Régnier propose Mélanie Delorme comme secrétaire d’assemblée.

-Proposition adoptée à l’unanimité.

4) Rappel de l’objectif de la rencontre :

Que les artistes et les travailleurs culturels du Regroupement fassent connaissance avec les élus de l’arrondissement et échangent sur les différentes actions qui pourraient être entreprises pour améliorer la pratique artistique professionnelle et la vie culturelle dans Rosemont – La Petite-Patrie.

5) Présentation du maire André Lavallée et de Gilles Grondin :

-Tour de table et présentation du maire Lavallée, du conseiller Gilles Grondin, de l’attachée politique et des acteurs culturels présents.

6) Échanges entre les personnes présentes, sous forme de questions et réponses, commentaires et suggestions, en lien avec l’objectif de la rencontre :

-D’entrée de jeu, M. Lavallée souligne son intention d’investir beaucoup d’énergie dans les dossiers culturels, et que son rôle est d’abord et avant tout de travailler avec les acteurs culturels de l’arrondissement.

Il est d’avis que Rosemont – La Petite-Patrie est une pépinière florissante d’agents culturels provenant de divers horizons. On a pu constater, d’ailleurs, au fil des années, la naissance ou l’expansion de nouveaux ou anciens lieux culturels dans l’arrondissement comme le Cinéma Beaubien ou le Théâtre Plaza qui apportent une vitalité et une couleur particulière à l’arrondissement.

-En janvier 2006, les nouveaux élus se sont arrêtés sur la question culturelle dans l’arrondissement et ont voulu donner davantage un sens pratique au développement des projets afin de revitaliser la vie culturelle dans l’arrondissement et ainsi multiplier les occasions de faire naître des événements qui feraient connaître nos talents locaux tels que les Franco-Quartiers, présentés pour la première fois en mars 2006.

L’initiative de créer une suite culturelle (location de locaux pour un coût accessible) au Centre de la rue Lafond a été bénéfique pour plusieurs acteurs culturels de l’arrondissement qui y ont élu domicile dont Côté Cour Côté Jardin, Le Groupe des 33, Tenon Mortaise et Le Moulin à Musique.

a) Position des acteurs culturels :

-Le besoin d’une mobilisation importante et créative de la part des artistes de l’arrondissement se fait de plus en plus sentir.

-Certains acteurs culturels mentionnent que l’accessibilité gratuite des spectacles ou autres événements culturels peut aussi créer des problèmes puisque ce sont souvent les artistes qui écopent au détriment du réseau institutionnel et que ceux-ci sont contraints à vendre leurs spectacles ou événements à rabais afin d’arriver à les diffuser à une plus grande échelle.

-Il y a des carences sur le plan de la diffusion, peu d’aide accessible sur le plan local, hormis le système des Maisons de la Culture qui a ses limites, ce qui a évidemment des effets négatifs sur les artistes, qui s’essoufflent à produire de façon isolée un peu partout dans l’arrondissement et à Montréal.

-On mentionne aussi que la plupart des acteurs culturels ont sensiblement les mêmes problèmes pour la médiatisation et l’affichage intérieur et extérieur de leurs activités . Une aide en ce sens serait appréciée et aiderait les artistes et organismes culturels locaux à tirer leur épingle du jeu et pourrait ainsi contribuer à rendre Rosemont – La Petite-Patrie encore plus vivant sur le plan culturel.

-Une aide financière ou des propositions concrètes d’aide sur le plan de la diffusion et de la promotion pour les travailleurs du domaine culturel serait bienvenue.

-On souligne également que les réseaux parallèles, si important pour la vie culturelle de quartier et qui donnent une couleur particulière à l’arrondissement, sont souvent isolés, oubliés du milieu institutionnel et représentent « le continent noir » de la vie culturelle des arrondissements. Le peu d’attention qui leur est accordé explique ainsi leur disparition au bout de quelques années d’acharnement, d’essoufflement et d’efforts non reconnus. Ces petits réseaux méritent plus de place et une attention particulière de la part des élus.

-On note également que les artistes ont fondamentalement besoin de lieux de travail convenables, et ce, bien avant la question de la Maison de la Culture. Nous poussons la réflexion jusqu’à imaginer, et rêver, pour l’arrondissement R-P-P la création d’un lieu multidisciplinaire comprenant des locaux de répétitions annexés à des salles de spectacles ainsi que des ateliers d’artistes avec salles d’expositions. Un lieu d’échanges entre les artistes et la population….

b) Position du maire :

-Le besoin de mettre en œuvre le projet d’une nouvelle Maison de la Culture se fait de plus en plus pressant. Selon le maire, ce lieu ne devrait pas voir à tous les besoins sous-prétexte qu’il manquerait « d’âme ». Toutefois, le maire souligne son intention de renouveler le mandat de la Maison de la Culture de, mise en place il y a de cela 25 ans. Selon lui, il faut multiplier davantage les initiatives via le développement de l’animation culturelle sur le plan local, afin de rendre plus accessible la culture et les arts, et de renouveler ainsi le modèle déjà en place. Mais pour cela, il faut des promoteurs, des gens qui peuvent prendre des initiatives et qui peuvent mettre la main à la pâte. Le maire identifie ainsi quelques priorités :

· identification d’un lieu pour une nouvelle infrastructure (Maison de la Culture)

· Renouvellement du mandat de la Maison de la Culture R-P-P

· Coalition d’artistes et de promoteurs (privés et communautaires)

-La priorité serait donc de définir les besoins des acteurs culturels et de la population pour la naissance d’un nouveau lieu, en vue de développer un pôle culturel inspiré d’un modèle de type parapluie. Ce modèle pourrait s’articuler autour d’une infrastructure centrale avec différents foyers parallèles afin que la Maison de la Culture soit moins isolée, mais en lien avec ce qui se passe sur le terrain via les multiples réseaux existants. Bref, améliorer la situation, les échanges et l’entraide entre les différents réseaux.

-Nous avons également discuté avec le maire de certains événements municipaux à caractère promotionnels, telle la soirée des bénévoles (organisée chaque année pour remercier ses bénévoles). Il est suggéré au maire de faire appel aux talents locaux pour ce genre d’événement, un concept de spectacle ou événement concerté entre les membres du Regroupement serait d’ailleurs une belle vitrine pour chacun de nous.

7) Conclusion de la rencontre :

-Nous constatons que les échanges d’informations entre les différents paliers et réseaux ne sont pas efficaces et que les citoyens ne sont pas assez mis au courant des activités artistiques et événements culturels dans l’arrondissement. Il est proposé au maire que les acteurs culturels intéressés soient inclus dans le répertoire des activités de l’arrondissement, qui paraît à l’automne et à l’hiver, ce qui serait un pas de fait sur le plan de la diffusion de l’information; le maire croit que cela peut se faire et en prend note.

-Nous soulignons également l’importance que l’arrondissement se munisse d’un plan d’action efficace et concret, qui identifierait des moyens d’action avec des objectifs réalistes à court, moyen et long terme.

-Nous sentons que le concret des choses est parfois très loin des réalités et besoins premiers des divers acteurs culturels locaux.

-Selon le maire Lavallée, les idées, suggestions et moyens ne doivent pas venir que des élus et du pallier municipal mais également des agents culturels locaux.

7) Départ des élus et bref échange sur la rencontre.

-Constat : les initiatives et les offres culturelles augmentent de par et d’autres, et il importe de se concerter afin d’être dans une position plus solide et de ne pas éparpiller nos ressources.

-À plusieurs reprises, la question de bénéficier de lieux de création et de production fut mentionnée et déviait facilement sur le dossier de la Maison de la Culture; on a aussi mentionné qu’il serait peut-être avantageux, lors d’une prochaine rencontre, de se pencher sur d’autres aspects (expériences, difficultés, besoins, etc) vécus par les acteurs culturels de l’arrondissement et qui touchent toutes les pratiques, ce qui aurait pour effet de délaisser le dossier de la nouvelle Maison de la Culture, qui a présentement peu de répercussion sur la réalité de la pratique professionnelle.

-Nous allons surveiller de prêt le Sommet de la Culture (automne 2007) qui suppose la présence de discussions constructives, d’annonces, d’échéanciers, d’activités médiatisées qui sont susceptibles de développer des idées et des actions concrètes et agissantes entre les artistes, la communauté et les arrondissements.

-On convient que la prochaine rencontre aura lieu le jeudi 7 décembre, à 19h00. Cette rencontre aura pour but d’élire un comité de coordination pour Le Regroupement, qui pourrait être composé de cinq ou sept personnes.

10) Fin de la rencontre : 21h55.

Rédigé par Mélanie Delorme, en collaboration avec Jean Régnier, pour le Regroupement, le 24-11-2006



[1] Résidences d’artistes : habituellement un lieu culturel institutionnel que l’on prête à des artistes en échange de représentations gratuites.

0 Comments:

Post a Comment

<< Home